En route vers l’espace culturel muséographique (situé au sommet du Dimitile) en passant par le sentier bœuf.

A partir de l'Entre-Deux, il faut prendre la direction de la Ravine des Citrons et suivre la ligne discontinue au sol, continuer sur la piste bétonnée jusqu'au portail (photo ci-dessous) situé au départ de la piste 4 X 4.

Le sentier démarre environ 100m après le portail et à 1100 m d’altitude.

Le portail situé au début de la piste d'accès au Dimitile.

La première partie, c'est-à-dire du début du sentier jusqu’où le sentier rencontre la piste, est très riche en plantes indigènes (celles qui étaient présentes sur l’île à l’arrivée des hommes) et endémiques (celles qui sont indigènes et qui ont muté pour n’exister que dans une région). On peut néanmoins noter (malheureusement) la présence de nombreuses espèces exotiques (goyavier, raisin marron, galabert…).

Le sentier démarre au niveau d’un faux bois de rose, appelé également bois Laurent Martin, il est  très reconnaissable par ses fleurs en forme de clochettes rose et blanche ou rouge mais aussi par ses longues feuilles en forme de fer de lance. A la première courbe, un mahot avec des feuilles tricuspides, puis un corce blanc ou bois de bassin, il a un tronc qui monte bien droit ; son écorce est blanche, d’où certainement son nom.

Après quelques mètres, on note la présence de deux fanjans, l’un est dit mâle et l’autre femelle, attention tout de même, il ne s’agit pas d’une espèce dioïque. Ce sont deux espèces différentes qui appartiennent néanmoins au même genre Cyathea. Quand on prend le temps de chercher les différences entre elles, on constate :

Fanjan femelle :

- que les frondes (ou feuilles) ont un pétiole,

- qu’elles sont tripennées,

- qu’il y a des restes du pétiole sur le stipe (ou tronc),

- que le stipe est assez gros, il est d’ailleurs rechercher par les braconniers pour la fabrication de pots ou autres supports pour les orchidées. Petite question en passant : avez-vous déjà vu beaucoup d’orchidées sur les fanjans en forêt ?

Fanjan mâle :

- que les frondes n’ont pas de  pétiole,

- qu’elles sont bipennées,

- que le stipe est grêle,

- les feuilles forment un parasol.

A proximité, un jeune bois de cannelle dont certaines feuilles laissent voir deux domaties sur la partie inférieure, à l’embranchement de la nervure principale et des deux premières nervures secondaires ; un natte coudine dont les feuillespossèdent un latex blanc ; un bois de bombarde ou bois de tambour dont la texture des feuilles est comme du plastique ; un bois de violon avec des feuilles qui parfois ont la forme de  petits violons.

Toujours dans le même coin, un autre bois possède des domaties, il s’agit du bois d’osto, celles-ci sont visibles sur les deux parties de la feuille.

Un peu plus loin, on fait connaissance avec le bois maman, celui-ci ressemble énormément au ficus que l’on utilise parfois comme haie (Ficus benjamina). Le bois maman a également un latex blanc, il est de la famille des moracées, tout comme le ficus, le jacquier, le fruit à pain…

Un très bel arbre que l’on peut parfois reconnaître par le bruit, en effet, il est très mellifère et il attire donc les abeilles qui bourdonnent, il s’agit du Tan rouge, à Maurice on l’appelle d’ailleurs "le bois de mouss’ à miel" (mouche à miel ou abeille).Il peut atteindre plus de 15m de hauteur, ses feuilles sont imparipennées et le rachis est ailé. Il était utilisé pour tanner le cuir…

Juste à côté, un bois maigre qui doit son nom aux anfractuosités de son tronc, les feuilles sont verticillées par 3 à chaque nœud.

Aux abords du sentier, le paille sabre avec ses longues feuilles linéaires accompagnent le marcheur sur un peu plus d’une vingtaine de mètres, c’est un peu plus clairsemé par la suite.

Le Losto café dont les petits fruits ressemblent à des grains de café, est un arbrisseau ou petit arbre de 1 à 6 m. Les feuilles possèdent des domaties. Les fleurs blanches sont très odorantes.

Le café marron que l’on rencontre en sous bois n’est pas très grand, cependant il peut atteindre une hauteur de 7 m. Les feuilles sont plus petites que celles des caféiers que l’on rencontre dans les bas.

Autre plante que l’on peut voir, le bois de corail, il est très facilement reconnaissable quand il porte des fleurs ou des fruits, en effet on dirait alors des coraux branchus.

Le bois d’olive blanc, avecses feuilles étroites et longues, est un petit arbre de 6 à 7 m.

Le Bois de rempart appelé également bois de gale, sans doute pace qu’il soigne la gale, ou encore bois de belle mère parce que les feuilles sont réputées très toxiques. Il est très facilement reconnaissable par son écorce qui est rougeâtre et très fendillé mais aussi par ses jolies petites clochettes rouges qui attirent les yeux, mais attention : danger.

Mahot

Le Bois balai estappelé également bois de cerise marron, les feuilles ressemblent effectivement à celles du cerisier à côte. Il ne faut pas le confondre avec le bois de nèfles.

Le Chasse vieillesse semble s’étirer au-dessus du sentier pour probablement récupérer un peu plus de soleil. Au fait, pourquoi « chasse vieillesse » ? J’en connais qui aimerait bien le savoir.

Le Lingue noir se sert des plantes à sa proximité pour grimper et prendre du soleil, la liane est noirâtre.

Aux abords du sentier, on rencontre de nombreuses plantesdont les feuilles sont composées de trois folioles, l’une d’elle, la Liane patte poule dégage une odeur d’agrume lorsqu’on froisse ses feuilles, elle fait partie de la famille des rutacées. C’est une plante grimpante qu’on appelle aussi patte poule piquant, à cause de ses épines.

Le branle vert que l’on rencontre, pas loin d’un gros bois de rempart, est gros ; il est dommage qu’on l’ait en partie coupé, à moins que ce soit le vent. Petite parenthèse, il en existe un, du côté de la  Plaine des Palmistes, sur la route qui mène à Bébourg, il est immense, il paraît qu’il est plus que millénaire.

Pied de bibasses en vue, voilà une espèce exotique qui s’adapte très bien un peu n’importe où. Vous noterez qu’il s’agit cette fois de « pied de » et non pas « bois de ». Les « pieds de » letchis, avocats, bananes, etc, sont des espèces fruitières que les hommes ont ramené sur l’île, il s’agit donc de plantes exotiques. Les « bois de » pommes, de piments, de bananes, etc, sont des espèces indigènes.

La liane marabit est une liane qui s’agrippe aux plantes avoisinantes par son rachis en vrille. Les feuilles comptent en général 3 folioles.

Le bois de nèfles possèdent de petites feuilles simples, à limbe ovale, au sommet arrondi, le dessus est vert foncé et le dessous vert clair, presque blanc.

On voit très souvent le bois de gaulette sous la forme d’un arbrisseau, mais il peut devenir un arbre de 8 à 10m. Ses feuilles sont composées, il peut y avoir jusqu’à 8 paires de folioles. Lorsqu’il n’y a pas de fleurs ou de fruits, on peut le confondre avec le tan georges, une clé infaillible pour faire la différence, le bois de gaulette n’a pas de domaties.

Nous arrivons à hauteur d’un beau Tamarin des hauts, ses feuilles juvéniles sont composées alors que les phyllodes (pseudo-feuilles) sont simples avec des nervures parallèles.

Un peu plus haut, deux tamarins des hauts sont morts, ils sont très gros.

Un arbrisseau, l’ambaville, portent des petites feuilles dentées et sessiles, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de pétiole.

Voilà un autre fanjan femelle, ce n’est pas la même espèce vue au début du sentier, celui-ci a un rachis pubescent et roux, c’est Cyathea glauca.

Au fur et à mesure qu’on avance, la présence de l’homme se fait sentir, en effet il y a de plus en plus d’Acacia avec ses petites fleurs odorantes constituées de petits glomérules jaunâtres, autrefois on cultivait le géranium dans cette région, et le bois d’acacia était utilisé comme combustible pour les cuites.

On dit que le bois de joli cœur était utilisé autrefois par les hommes, ils se frictionnaient avec des feuilles avant d’aller faire « le joli cœur » avec les demoiselles. Il est vrai que la feuille froissée dégage une odeur de mangue carotte.

Lorsqu’il porte des fruits, il est facile de reconnaître le bois de piment, en effet les fruits ressemblent à de petits piments. Lorsqu’il ne porte pas de fruits, on peut le reconnaître par ses feuilles, les nervures apparaissent d’un jaune fluorescent lorsque l’on regarde par transparence la face inférieure.

Le galabertou corbeille d’or est une espèce très envahissante, il est là à plus de 1300 m d’altitude, mais on le trouve aussi sur le littoral. Ses petits fruits mangés par les oiseaux sont disséminées.Tiens… un bois de gaulette, … mais non, les feuilles portent des domaties, il s’agit d’un tan georges. Le vacoa des hauts avec fruits, les feuilles sont linéaires, dentées, d’un vert foncé sur la face supérieure, elles sont cependant plus petites que les vacoas des bas.Nous arrivons dans une zone où une espèce exotique prédomine,le raisin marron qui nous vient de Thaïlande. On note aussi la présence de bringelier marron qui vient du Brésil et de deux beaux eucalyptus.Nous traversons une petire ravine à sec, en haut et à gauche, on voit un bois de raisin qui porte de nombreuses grappes, d’où le nom de la plante, de petits fruits non comestibles.

Encore quelques dizaines de mètres et nous voilà sur la piste, il nous a fallu environ 1h 30.

Rocher au croisement du sentier et de la piste

 

En suivant le sentier, il faut compter une vingtaine de minutes avant d’arriver à nouveau à la piste, entre temps on aura fait connaissance avec une petite troupe de longoses originaires de Malaisie et un bel eucalyptus. Pendant la période de floraison, les longoses qui sont des plantes envahissantes dégagent un agréable parfum.

Avant de reprendre le sentier, on peut voir sur la gauche, la maison de Mico, personnage très connu. Il est l’un des premiers à avoir eu un gite sur le dimitile.

Vue sur la maison de Miko

Si le temps le permet, on peut voir l’aire de saut en parapente, en haut dans la direction de la maison de Mico.

Le sentier va couper la piste à plusieurs reprises :

- 5 minutes de sentier,

- 7 minutes,

- 3 minutes,

- 1 minute

- 15 minutes encore et nous voilà sous les tamarins des hauts, nous sommes sur le point d’arrivée.

Il faut compter encore une minute pour être devant la chapelle, cinq pour être à la croisée : à droite pour aller sur le pont de vue du cirque de Cilaos ou au gîte « le chalet » ou encore chez notre ami Gilbert ; à gauche pour aller vers l’espace culturel muséographique.

Nous prenons donc à gauche, il faut alors compter environ quinze minutes jusqu’à l’aire de parapente et une dizaine de minutes pour arriver à destination : l’espace culturel muséographique.

Espace culturel muséographique

Il faut noter que les temps sont donnés pour des marcheurs lents qui prennent le temps de contempler et apprécier cette merveilleuse nature.

 

Rouge : endémique Réunion et Maurice

Bleu : endémique Réunion

Vert : endémique Madagascar et Mascareignes

Brun: endémique Madagascar, Mascareignes et Seychelles

Orange : indigène

Noir + fluo : exotique

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